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eljefe
POPdogjumpingfrogalbuquerque


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MessagePosté le: 08 Fév 2006 20:34    Sujet du message: Répondre en citant

Polo a écrit:
Un très beau disque passé malheureusement inaperçu en 2004,le second de Paula Kelley "The trouble with success..." sur lequel Eric Matthews a signé quelques titres.Les mélodies ainsi que les arrangements sont un véritable enchantement,une douce caresse pour les oreilles. On sent que la dame s'est faite plaisir en conviant tout un tas de cuivres et de cordes et certains passages sont un hommage appuyé au grand Burt Bacharach. Cet album vieillira très bien et je ne suis à la veille de m'en lasser.


perso je trouve sa voix à la limite du supportable !
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Going where you're eating big faces
Bend down and eat your shoelaces
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Polo
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MessagePosté le: 08 Fév 2006 20:44    Sujet du message: Répondre en citant

eljefe a écrit:
Polo a écrit:
Un très beau disque passé malheureusement inaperçu en 2004,le second de Paula Kelley "The trouble with success..." sur lequel Eric Matthews a signé quelques titres.Les mélodies ainsi que les arrangements sont un véritable enchantement,une douce caresse pour les oreilles. On sent que la dame s'est faite plaisir en conviant tout un tas de cuivres et de cordes et certains passages sont un hommage appuyé au grand Burt Bacharach. Cet album vieillira très bien et je ne suis à la veille de m'en lasser.


perso je trouve sa voix à la limite du supportable !


Bon, je dois bien reconnaître que son timbre de voix m'a un peu gêné aussi au début mais j'ai voulu ne pas m'arrêté à ça et j'ai rapidement fini par le trouver tout à fait charmant,son timbre,à la dame...
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car
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MessagePosté le: 09 Fév 2006 13:41    Sujet du message: MONTAGE Répondre en citant

She picks the mirror off the floor and then she sees
Her husband who's been dead for seventeen years
Alone, alone all the time lost and gone
All the love on the song she sings
Doesn't bring him back to her
—She's alone (M. Brown/B. Sommer)


Cette histoire s'adresse aux inconditionnels de The Left Banke et à ceux qui aiment les chantournures, le panache, les mélodies finement ciselées; tous doivent se procurer l'unique album de Montage: l'ultime avatar de The Left Banke.

Chers dévôts et fervents, si vous relisez la note de pochette de l'indispensable anthologie There's gonna be a storm, paru en 1992, vous constaterez qu'elle se termine ainsi: «After is departure from the group Michael Brown went to produce excellent records with and by the Montage [...]». Entre la réédition de l'un et celle de l'autre, il aura fallu dix ans, dix ans pour découvrir ce groupe et leur œuvre — unique et éponyme — parue en 1969 sur Laurie. Sundazed, à qui l'on doit cet honneur, l'a complétée d'informations, et j'y puise avidement, voluptueusement.

Même trente ans plus tard, on ignore le pedigree des membres qui le constituent. Tout ce que l'on sait, c'est qu'ils sont jeunes, compétents et viennent du New-Jersey. Mais qu'ont-ils fait avant? après?... Mystère! Faute de mieux, indiquons leurs noms et leurs fonctions: Bob Steurer, chant; Vance Chapman, chant et batterie; Mike Smyth, guitare et chant; Lance Cornelius, basse et chant. — Mike Brown, lui, se tient derrière son piano, et remplit, outre le rôle d'arrangeur (en fait les vocaux et un titre), celui de compositeur — assisté en cela par Bert Sommer (cinq titres) et par Tom Feher (quatre titres).

C'est à ce dernier que l'on doit de substantielles indications quant à la genèse du groupe; Brown, étant peu loquace sur ce qu'il considère comme une période transitoire et maladroite de sa carrière.

Tom Feher est, bien sûr, l'un des membres de la seconde période de The Left Banke. Mais il a aussi collaboré avec ses musiciens dès la création du groupe.

Flash-back. Nous sommes en 1965. Feher écrit alors de la poésie et traîne dans les coffeehouses de Greenwich Village.

Là, il rencontre Tom Finn, le bassiste, et, à travers lui, les autres membres de The Left Banke. Leurs répétitions ont lieu la nuit, dans un studio que possède le père de Mike, Harry Lookosfsky. Mike tape sans répit sur son piano, et tous essayent de sonner comme les Beatles. Feher, quant à lui, sait bien gratouiller un peu, mais il est plus à l'aise avec les mots, et c'est naturellement qu'il devient leur parolier. — Vous pouvez maintenant interrompre cette lecture et vous reporter à la pochette de votre anthologie pour vous remémorez la part de sa contribution... Et puisque vous zieutez ce dépliant, regardez donc qui co-signe «And Suddenly», le numéro 18... Et oui! Bert Sommer; c'est lui, également, qui chante ce morceau.

En février 1967, lors de l'enregistrement, Brown est seul rescapé du groupe originel. Dans quelles circonstances rencontre-t-il alors Bert Sommer, et surtout qui est-ce? Ma foi! je l'ignore. Je sais seulement qu'il enregistrera un album solo en 1969, suivi d'autres, chez Capitol, au début des années 70. Fin du flash-back.

Harry Lookofsky et John Abbot, responsables de quelques arrangements pour The Left Banke, aident Montage à signer avec Laurie. Abbot arrange la moitié des titres, tandis que Seymour Barab, un violoncelliste, arrange l'autre.

«Quand The Left Banke commença à sombrer, dit Feher, Mike cherchait une autre manière d'exprimer sa musique. Il essayait d'être Brian Wilson. Comme lui, il n'aimait pas les tournées, il préférait être assis à son piano et écrire.» — Ainsi Montage apparaît comme suppléant de l'ancien groupe; et «Desiree», que Brown réitère ici (fâché de son faible impact commercial lors de sa sortie en juin 67), est la preuve, à la fois de cette intention de continuité, et du rôle de vicaire qu'il entendait donner à Montage; «Men are building sand» (seconde contribution de Bert Sommer), un inédit de The Left Banke, dont la version originale ne verra le jour qu'en 1992, s'inscrit aussi dans cette stratégie.

Travailler avec Brown n'était pas toujours commode se souvient Feher: «Il savait sélectionner les mots et les phrases pouvant faire une chanson. Mais il était incapable d'aller plus loin. Aussi, il venait à vous, mettait tout ça en vrac sous votre nez, puis s'installait au piano et jouait la mélodie, encore et encore. Tout ce vous composiez, il l'altérait. Il voulait littéralement écrire les paroles à travers le parolier. Vous essayiez d'apporter vos idées, mais rien à faire. Eventuellement vous finissiez par écrire, disons 40% des textes.» — Seule exception à cette règle: «My love», que signe seul Feher, mais c'est une pure copie du style de Brown.

Tous les titres sont donc comparables à ceux de The Left Banke, tous offrent ce caractère précieux, sentimental et baroque qui fait des créateurs de «Walk away Renee» le plus anglais des groupes américains.

Placé en ouverture, «I shall call her Mary» est une fringante pop tune, un délicat madrigal qui, selon Feher, s'adresse en secret à Mary Weiss, chanteuse des Shangri-Las («a fox whom both writers admired», dit-il). C'est Bob Steurer — à mon sens meilleur que Chapman — qui chante ici. «She's alone», tableau touchant d'une veuve éplorée, est un sommet de romantisme et de pureté: basse, batterie sont bannies, seul un quatuor à cordes, puis des trompettes accompagnent la voix haut perchée de Steurer. «Grand pianist» est une ritournelle sémillante, mignarde, désuète qui réjouit le cœur. «Men are building sand», céleste et fantasmagorique ne correspond en rien à sa première mouture; je préfère de beaucoup cette version. «Desiree», le hit tant désiré, n'atteint pas le niveau de l'original, mais n'en demeure pas moins superbe et émouvant. «The song is love» sonne comme un air de comédie musicale; il possède un aspect nonchalant, une désinvolture qui le distingue des autres compositions. «Tinsel and Ivy» est une invitation au rêve: une mélodie tendre, charmante et ouatée. «An audience with Miss Priscilla», la chanson la plus vaudevillesque, aurait pu être écrite quarante ans plus tôt, au temps du charleston. J'adore les chuchotis à peine perceptibles qui précèdent la reprise finale. «My love», signé Tom Feher, est étincelant, baroque et guilleret, et toute la panoplie, clavecin, cor et violoncelle s'y déploie avec bonheur. «Wake up Jimmy», choisi pour terminus, est une “fantaisie” sur la bombe atomique. — «Wake up Jimmy, Please dont hit me, But I think you should know, The sky has got a strangest glow, Such commotion, Big explosion, I think we both better hide, Something is happening outside». La résonance lugubre du dernier accord de piano symbolise le souffle radio actif dévastant la planète. Le CD contient quatre ultra petita, ou bonus tracks: «The Mirror», nostalgique et «zombiesque»; et trois instrumentaux: «Desiree », «The Song is Love» et «Thor and Or» — ce dernier semble copié sur le «Bonnie and Clyde» de Gainsbourg.

Certes Laurie n'agite pas tous les grelots publicitaires, mais l'œuvre est également ressentie comme un anachronisme: 1969 marquant le déclin des guipures pour des manières plus débraillées. La réédition permet de déceler sa juste valeur, sa juste esculence.
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carcamousse

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Polo
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MessagePosté le: 09 Fév 2006 16:06    Sujet du message: Montage Répondre en citant

J'ai eu beaucoup de plaisir à lire cet historique plutôt pointu de The Left Banke et Montage.Et quel style! Ce sont deux de mes disques de chevet que j'aime faire découvrir à des amis pas forcément amateurs de pop sophistiquée et la réaction est souvent la même : "Mais c'est magnifique ça...comment ça ce fait que ça ne soit pas plus connu?"
Je voulais te demander si tu avais eu l 'occasion de jeter une oreille sur les albums de Stories,le groupe suivant de Michael Brown ainsi que sur l'album de la reformation de The Left Banke en 1978 qui s'intitule , selon les sources , "Strangers on a train" ou "Voices calling"?
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car
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MessagePosté le: 10 Fév 2006 13:58    Sujet du message: STORIES Répondre en citant

Bonjour Polo,

Merci pour tes compliments. Non ! Je ne connais pas la suite des tribulations discographiques de Michael Browne, je ne peux donc pas te donner d’avis personnel. Sans doute as-tu consulté quelques sites pour te forger une opinion. Voici tout de même une adresse où la critique me semble judicieuse: http://jhendrix110.tripod.com/MBrown.html
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carcamousse

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Polo
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MessagePosté le: 11 Fév 2006 0:12    Sujet du message: Stories & Traveling Underground Répondre en citant

Bonsoir Car

Le site indiqué est en effet très riche en infos.Je viens d'aller faire un tour sur Amazon.com afin de voir si jamais ces albums y étaient référencés.J'ai trouvé la compilation "Walk away from The Left Banke" de Stories ainsi que l'album "Traveling underground".Sur le premier,il semble y avoir quelques morceaux intéressants mais il est toujours difficile de se faire une idée en moins de 30 secondes avec en plus une qualité sonore qui laisse à désirer.Le second m'a fait pensé à du sous Big Star,la voix du chanteur est assez irritante au point que je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout de l'album...
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pilou72
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MessagePosté le: 18 Fév 2006 11:21    Sujet du message: Re: réponse à Hove (pop et clavecin) Répondre en citant

car a écrit:
Côté américain: The Blades of Grass... The Moon... The Smoke (genre "et si l'on refaisait Sgt Pepper!?). D'excellentes choses chez The Lemon Pipers ("Shoeshine boy", "Rainbow tree", "Everything is you" — clavecin garanti pour ces deux derniers), des perles chez The Flower Pot Men (mais si! > "You can't never be wrong" (clavecin!), "Mythological Sunday"). Je te conseille encore le deuxième album de Beau Brummels, "Triangle", ne serait-ce que pour "Only Dreaming now", "Painter of women", "Magic Hollow" et "Triangle".


The Smoke, The Blades of Grass & Triange sont en effet de pures merveilles pop. Les deux albums de ce Moon sont également excellents.
Je conseille également les deux albums de the Mystic Astrologic Crystal Band, sorte de flower pop, le someday de Paul Williams, Le Roger Nichols & the small Circle of friends, le from home to home de Fairfield Parlour (ex Kaleidoscope anglais), les premiers free Design et j'en oublie surement.

J'ai découvert sur une compilation (un peu insipide) de Sunshine pop, un titre splendide de fargo - Cross With no name, sorte de psysché pop issu de leur unique LP "I see it Now". Quelqu'un connait-il cet album ?
Pour finir, je conseille les deux Fading Yellow vol 6 & 7, compilations de pop US tirées à 1000 exemplaires. Les 5 volumes précèdents sont malheureusement épuisés.

Si certaines personnes souhaitent découvrir deux titres des albums "The Smoke" et "Triangle", rendez vous sur le blog :

http://www.thestrangeexperienceofmusic.com
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car
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MessagePosté le: 21 Fév 2006 2:10    Sujet du message: Free Design? Répondre en citant

Bonsoir Pilou,

Free Design m’intrigue beaucoup. J’adore les harmonies vocales et les instrumentations recherchées. Quel album me conseilles-tu ?
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carcamousse

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pilou72
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MessagePosté le: 21 Fév 2006 10:44    Sujet du message: Répondre en citant

Je dispose 4 des 5 premiers albums de Free Design :

1) Kites are fun (1967)

2) You Could be Born Again (1968)

3) Heaven / Earth (1969)

4) Stars / time / Bubble / Love (1970)

Ces albums sont d'une égale saveur néanmoins je te conseille d'acheter en premier "Kites are fun", qui a ma préférence, pour découvrir leur univers musical céleste.

Free Design reste peut-être le plus gros échec commercial de la Sunshine Pop.

J'ai acquis ces albums chez Gibert il ya environ 2 / 3 ans en import japonais dans une magnifique réédition "pochette cartonnée".


http://www.thestrangeexperienceofmusic.com/
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Burt
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MessagePosté le: 22 Fév 2006 18:46    Sujet du message: Re: Montage Répondre en citant

Polo a écrit:
J'ai eu beaucoup de plaisir à lire cet historique plutôt pointu de The Left Banke et Montage.Et quel style! Ce sont deux de mes disques de chevet que j'aime faire découvrir à des amis pas forcément amateurs de pop sophistiquée et la réaction est souvent la même : "Mais c'est magnifique ça...comment ça ce fait que ça ne soit pas plus connu?"
J'écoute à l'instant l'album de "Montage" et je regrette d'avoir mis aussi longtemps à l'acheter. Même si j'aime bien The Left Banke, j'ai des fois eu un peu de mal avec la voix de Brown et là, ça passe très bien.
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pilou72
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MessagePosté le: 27 Fév 2006 10:49    Sujet du message: Re: Pour les amateurs de pop baroque... Répondre en citant

britrocker a écrit:
Précipitez-vous sur: Très content

The zombies- odessey and oracle, sans doute le meilleur album sunshine pop de l'histoire. One year de Colin Blunstone, le leader chanteur qui entamera une carriere solo, est aussi une merveille.

Blades of grass- are not for smoking. Du très lourd également, de magnifiques arrangements avec en prime une superbe reprise de "Help" des Fab four.

Sagittarius - present tense. Naïvement beau, tout simplement. Très content

Kaleidoscope- tangerine dream. Un son un peu plus brut mais ce n'est pas une raison pour passer à côté de ce chef d'oeuvre. Clin d'oeil

Sandy salisbury -Faling pieces. Le summum du kitsch par l'un des membres de Millenium, mais qu'est ce que c'est beau. Très content

Honeybus- at their best. Bien moins baroque mais un indispensable . Clin d'oeil

Et tant d'autres... j'espere rencontrer d'autres amateurs sur ce super site! Très content


Cet album des Zombies est en effet une des plus belles merveilles pop des sixties. Ce chef d'oeuvre a inspiré John M. Hudson et le groupe Forver Amber qui ont façonné "The love Cycle" en 1969, considéré comme "l'Odessey & Oracle" II perdu. Les compositions sont magnifiques mais la production est désastreuse.

A écouter / télécharger 3 titres sur l'audioblog :

http://thestrangeexperienceofmusic.com/
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stoptou
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MessagePosté le: 27 Fév 2006 23:31    Sujet du message: Re: Pour les amateurs de pop baroque... Répondre en citant

pilou72 a écrit:


The zombies- odessey and oracle, sans doute le meilleur album sunshine pop de l'histoire

http://thestrangeexperienceofmusic.com/
j'écoute et je confirme
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car
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MessagePosté le: 18 Mar 2006 20:44    Sujet du message: ECLECTION Répondre en citant

« Oh! si ma poésie était une rosée / Qui, s'épandant à flots sur votre âme épuisée, / Lui versât quelque peu de consolation / Et calmât vos douleurs avec son onction ». Maurice de Guérin — Poésies, 1839

ECLECTION :

Tous ceux qui affectionnent la vague chevaleresque, galante, exquise, déferlant sur la terre d’Albion entre 1966 et 1969 doivent écouter son unique album, “Eclection”, paru en septembre 1968: une œuvre ardente, sensuelle, mélancolique, servie par une panoplie d’instruments, rock et classique, des chœurs entrelacés et angéliques, un lyrisme enchanteur et vertigineux. Catalogué “folk-rock” ou “acid-folk”, son style s’apparente en fait d’avantage à de la pop, de la pop luxuriante, chamarrée, riche d’influences variées: folk, bien sûr, mais aussi orientales, médiévales, baroques et psychédéliques. L’on peut s’en faire une idée en se livrant au jeu des comparaisons (*1), butinant dans le répertoire des artistes ayant su conjuguer folk et pop music; ainsi les Strawbs (sur leur premier album), Al Stewart (sur “Bedsitter Images”), Donovan ou Cat Stevens. D’une manière plus générale, l’on peut aussi établir d’indéniables parentés avec les groupes suivants (*2): Procol Harum, pour son emphase solennelle; Jefferson Airplane, ses dérives hallucinées; The Mamas and the Papas, ses harmonies vocales et le ciselé de ses compositions. Enfin, plus précisément, il convient de relever des parallèles avec cinq succès pour le moins bigarrés et délictueux: “Reflections of my life”, Marmalade (1969); “I started a joke”, Bee Gees (1968); “Rain and tears”, Aphrodite’s child (1968); “My year is a day”, Les Irrésistibles (1968) (*3); “Tuesday Afternoon”, The Moody Blues (1968). Mais que l’on ne s’alarme pas, jamais Eclection ne s’égare dans les méandres bombastiques nuisant à la réputation des autres.

Bien que “basés” à Londres, tous, presque, sont émigrés; d’où, en partie, leur patronyme, qui est un néologisme. Georg Hultgreen, principal compositeur (huit titres sur onze), guitariste, chanteur, fils d’un prince russe et d’un sculpteur finnois, est né en Norvège. Vers l’âge de dix ans, il se retrouve à Paris, puis au Québec. Il y apprend l’anglais et travaille à la conception de vitraux avant que de s’expatrier. Michael Rosen, auteur des titres restants, guitariste, chanteur et trompettiste, est canadien. Kerrilee Male, chanteuse, est australienne. Elle a fait partie, au début des années soixante, du Dave's Place Group: combo folk se produisant pour une émission de télévision nommée “Dave’s Place” (du nom du guitariste Dave Guard, ex-Kingston Trio qui, je ne sais comment, se retrouvait à Sydney). Trevor Lucas, lui aussi est australien. Oui ! Trevor Lucas, le fondateur de Fotheringay, le mari de la regrettée Sandy Denny. Outre son rôle de dirigeant, il tient ici les emplois de bassiste et de chanteur. Avant de quitter sa terre natale, en 1964, il a joué dans les cafés et les clubs de Melbourne et enregistré un album. Il a ensuite joué en duo avec Kerrilee Male. Vient enfin Gerry Conway, batteur, assurant parfois les “backing vocals”. Il a peine vingt ans lors de la formation, mais a déjà joué avec Alexis Korner. Lui seul est anglais. Récapitulons: Georg Hultgreen, Michael Rosen, Kerrilee Male, Trevor Lucas, Gerry Conway... ils sont donc cinq, cinq paladins cherchant fortune au cœur de Londres.

Aux termes de prestations fort appréciées et de rencontres propices, ils sont distingués par Elektra: un honneur plutôt rare sur cette terre d’Albion, que seuls (à ma connaissance) partagent Incredible String Band et Renaissance (*4). Jack Holzman adore leur musique et ne lésine pas sur leur promotion, se proposant même de les produire aux Etats-Unis, où, croit-il, ils auraient plus de chance. Mais Eclection préfère rester en Angleterre.

En 1968, ils enregistrent, aux studios IBC de Londres, sous la houlette d’Ossie Byrne et de Phil Denny, un ensemble de titres qui paraîtront au gré de l’année sous forme d’un album et de quatre singles. Ossie Byrne est connu pour avoir produit le premier album des Bee Gees, Phil Dennys pour avoir présidé aux arrangements d’icelui.

“Nevertheless” (M. Rosen), couplé avec “Mark time”, parait en juin. «Nevertheless I can’t help dreaming of you / I can’t help falling for you / I just can’t help»... une chanson de saison, azurée, pétillante comme une ode des Mamas and the Papas, ou comme le fameux “My Year is a day” cité plus haut. C’est la voix de Michael Rosen qui s’élève ici, soutenue par de vigoureux accords de guitare acoustique, une nuée de violons et l’unisson des voix, dont celle, puissante et claire, de Kerrilee Male. Ajoutez à cela une gambade de flûte, quelques subtils gazouillis électroniques et vous obtenez ce qui aurait dû être un “hit”, mais ne franchit pas la barre du top 100. — Je ne peux parler du B side qui ne figure pas sur l’album et demeure à ce jour inédit.

Un deuxième single, “Another time, another place / Betty Brown”, paraît septembre, deux chansons extraites de l’album qui paraît en même temps. Tous les titres, à deux exceptions près, sont chantés, soit par Rosen, soit par Kerrilee Male. Mais arrêtons-nous sur la pochette, due au talent de Joel Brodsky, photographe qui, l’année d’avant, a réalisé celles des deux premiers albums des Doors.

Un groupe de poupées et de mannequins émergent d’un halo rougeoyant, et l’on y reconnaît les membres du groupe qui figurent, au verso, dans la même position. Que signifie cette réplique?... Affirme-t-elle leur conscience d’être “mis en vitrine”? Leurs mines peu amènes, leur manière de fixer l’objectif le laisse supposer. Et l’on revient au recto, fasciné par les flous, les voiles, les dédoublements, l’absence de visage des “pseudo-musiciens”, la nudité des autres fantoches — deux femmes et trois enfants —, fascinés par ce jeu sur le double et le factice, ce “bric-à-brac” onirique et mystérieux que vient couronner “Election” en lettres tarabiscotées...

“In her mind” (G. Hultgreen). «She’s leaving time to be, / A trace for reason — / Solitude owes me her smile. / Why in so many years, / Could she forget / Life without a moment to dream.». Plus mélancolique que “Nevertheless”, avec ses arpèges cristallins de guitare, ses langueurs brumeuses d’orgue et de violoncelle, il rappelle le climat magique et envoûtant des Strawbs. Les gazouillis électroniques reparaissent dès l’intro, altérant la pureté des accords de guitare, leur conférant une vibration curieuse et fruitée. — Et l’on constatera que chaque chanson, en ses instants calmes, contient en filigrane ces pépiements intrigants, très perceptibles au “casque”; à se demander s’il ne s’agit pas d’une malfaçon: bande magnétique un peu flottante?

“Violet dew” (G. Hultgreen). Le timbre adamantin de Kerrilee Male, ses inflexions étincelantes s'harmonisent à merveille avec cette aubade. «Lost in maze of colours / Where will it end — / Sailing throught wildwood flowers — / Piercing the mist of Violet Dew». L’intro est suave, aérienne, ondoyante, la suite est plus vigoureuse: martèlement de la batterie, incursions de percussions, trompettes pavoisantes, riff mordants de “gratte” électrique, le tout nimbé de violons et de chœurs obnubileux.

“Will tomorrow be the same” (G. Hultgreen). Une complainte fluide et mélancolique évoquant Procol Harum et les Moody Blues, un titre pour les pluvieux après-midi d’automne, les matins d’avril où les nuages s’effilochent, tristes comme des regrets. «Dreamin’ of the life that I can’t find — / Leaving all my chances far behind — and / Sleeping through my troubles, / Will tomorow be the same?», constatent amèrement Michael et Kerrilee.

“Still I can see” (G. Hultgreen). Des arpèges sautillants de guitare, des clochettes argentines, des chœurs scandant des “bom, pa-pa-pah !” nous entraînent en un charmant menuet. Kerrilee mène le bal de sa voix d’archange... «Close your eyes never say a word — / Rising high with the sound — / Clouds are breaking and beams of sun — / Will drive them homeward bound».

“In the early day” (G. Hultgreen). La voix de baryton de Trevor Lucas convient bien aux accents martiaux de cette chanson. On songe à Richard Thompson, on songe aussi à “Penny Lane” quand, au refrain, surgit le son radieux d’une trompette... «In the early days, being anywhere — / In a moment, life without a care / Reaching out to see, wanting life to be a dream».

“Another time, another place” (G. Hultgreen). A side du deuxième single, est un titre épique, éclatant, chanté par Kerrilee avec une ardeur qui rappelle celle de Grace Slick et les compositions les plus poétiques de Jefferson Airplane. Un intermède instrumental, langoureux et romantique, emplit l’âme de béatitude, et l’on se dit que rien n’égale les violons. Surviennent aussi les cuivres, plus batailleurs, mais tout aussi exaltants... «Another time another place / Perhaps alone we could have seen / That maybe if we try to look at life another way / We might have been / Together on our way towards the everlasting love of life / That must be true, / But nothing in this world can keep us apart from doing / What we want to do»

“Morning of yesterday” (G. Hultgreen). Un riff têtu, “kung-fu”, mi-heavy, mi-psyché... on est surpris, presque choqué, par ce changement de registre. Mais c’est juste une ocre un peu lourde dans une palette versicolore, alternant pop, folk, classique et country... Georg Hultgreen en est le coryphée... «Lookin’ at the the rain falling down, / On the ground — / Oh, I wish I could feel — / That the morning of yesterday, / Could have been, on the sunny side. / But it helps to see the rain / Cause it takes my thoughts away — / And it shows me where I am.».

“Betty Brown” (G. Hultgreen) est le B side de “Another time, another place”. «Betty Brown was small and round, / Red hair had she too ». La délicieuse et souriante Betty se fait attendre en vain, mais cette romance voltige comme un colibri, pimpante, colorée, parés d’émerillonnantes ciselures — flûte, violons, cor, clarinette —, ponctuée d’insoucieux “la-la-la”... «Betty Brown was homeward bound / Betty Brown was on my mind».

“St. Georg & the dragon” (M. Rosen) «Up the knight a face was appearing / Again and again my love I saw / You were there, there I was / Tripping through your shadow in the floor». Des chœurs éthérés, tissés d’échos mystérieux, une flûte suave, minaudante, des trompettes piaffantes, un cor “pontife” et déclamatoire renforcent le sortilège.

“Confusion” (M. Rosen). La guitare égrène quelques notes miroitantes, les pointes des baguettes ricochent sur le haut des cymbales comme une brume frémissante à l’apparition du jour, puis la voix de Kerrilee éclôt, douce et rayonnante... «Pictures in my mind / Framed by space and time / I watch them come and go / Still I want to know / What’s happening... inside me». Flottant dans les cieux chamarrés du psychédélisme, fricotant avec les mélodies paresseuses et magiques du Jefferson Airplane, cette ballade nous emporte vers des horizons chimériques. Ni violons, ni rissolantes orchestrations, une trompette seulement (à la fin), et un andante un peu “sirtaki” concourent à ce ravissement.

En octobre 1968, paraît un troisième single “St. Georg & the dragon”, couplé avec “Please”, un titre de Kaleidoscope, le Kaleidoscope américain. A ce moment Kerrilee Male quitte le groupe, retourne en Australie, et se voit remplacée par Dorris Henderson, une chanteuse noire, californienne, amie de Trevor Lucas, bien connue de la scène folk; notamment pour son premier album, “There You Go!”, réalisé avec John Renbourn en 1965.

En novembre paraît leur quatrième single. Y figure une reprise de “Please”, rebaptisé (Mark II)”, ainsi que, je suppose, celle de “In the early day”.

D’autres changements se produisent durant le cours de l’année 1969, et dans le style, dérivant vers le blues et le jazz, et dans le line-up avec l’arrivée du percussionniste Poli Palmer (ex-Blossom Toes). Nulle réalisation discographique ne voit le jour, et finalement Eclection se sépare.

Lucas et Conway formeront la section rythmique de Fotheringay; Hultgreen, sous le nom de Georg Kajanus, rejoindra Sailor; Rosen jouera avec Mogul Thrash, en compagnie de John Wetton; Poli Palmer rejoindra Family. J’ignore ce qu’est devenue Kerrilee Male; peut-être a-t-elle abandonné la musique?

(*1) Comparaisons:

Strawbs: “That wich once was mine”, “Pieces 79 and 15” et surtout “Oh how she changed” (1er et éponyme album, 1969)

Al Stewart: “Bedsitter Images”, “Swiss cottage maneuvres”, “Samuel, oh how you’ve changed” (“Bedsitter Images”, 1er album novembre 1967)

Donovan: “Hi, it’s been a long time” (“The Hurdy Gurdy Man”, 1968)

Cat Stevens: “The view from the top” (single > “New Masters”)

(*2) Parentés:

Procol Harum: “Salad days (are here again) (”Procol Harum”, janvier 1968), “A salty Dog” (A “Salty Dog”, juin 1969)

Jefferson Airplane: “Lather” (“Crown of Creation”, 1968)

The Mamas and the Papas: “Monday monday”, “Go where you wanna go”, “California Dreaming” (“If You Can Believe Your Eyes And Ears”, février 1966)

(*3) Les Irrésistibles, connus sous le nom de The Beloved Ones en Angleterre, sont en fait américains; trois d’entre eux viennent de Los Angeles. De retour sur le sol natal, ils se baptiseront The Arch of Triumph en référence au monument voulu par Bonaparte. Leur directeur musical, co-auteur de “My year is a day,” était William Sheller.

(*4) Le groupe fondé par Keith Relf et Jim McCarty, ex-Yardbirds (1er album en 1969)

Enfin, allez voir la revue de Richard Unterberger où j’ai puisé bon nombre d’informations:
http://www.richieunterberger.com/eclection.html
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pilou72
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MessagePosté le: 18 Mar 2006 21:27    Sujet du message: Répondre en citant

Que rajouter après cette critique fleuve, précise et complète. Trésor caché à possèder absolument pour les aficionados du rock sixties.

Pilou72
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the walrus was paul
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MessagePosté le: 14 Mai 2006 15:18    Sujet du message: pop baroque Répondre en citant

hello,
je viens de lire tout un tas de message concernant la pop baroque centrés autour de left banke , sagitarius..ect
Je suis aussi fan du genre et je conseillerais deux ou trois bricoles :

- the arbors dont la cover de "the letter" des box tops est à tomber à la renverse.......clavecin, choeurs sublimes..

- happines is ou toymaker de the association

- the astral projection, un concept album de 68 avec des morceaus très frais et des arrangements tout à fait charmants

- blond avec un album qui s'intitule The liac years, des suédois de 68, 69
dont tous les titres sont chantés en anglais sans accent !
Ils sont à plus d'un titre bien meilleur qu'un grand nombre d'anglais : ça c'est une trouvaille qui va vous laisser sur le cul, promis, juré, craché.....
tout y est, les voies , les mélodies et les arrangements.

- Les mêmes mais un an avant sous le nom de Tages pour un résultat tout aussi surprenant !

- Les trois albums (67/67/68) des buckinghams

- L'album de Colours (US)

- The David (US) : tell me more, now to you ou so much more sont terribles ! C'est plus pêchu que du left banke avec un déluge d'arrangements.

- The Neon Philarmonic avec un album qui s'intitule "the moth confesses"

- The Fredric : "Phases and faces"

- Grapefriut : "Around grapefruit"

- The Montanas : "You 've got to be loved"

- The mutual understanding : "In Wonderland"

- Los shakers, Truck et October cherries ( pour ces derniers je n'ai qu'un titre ) : les premiers sont des sud-américains et les suivants sont de malaysie pour un résultat superbe. Si vous êtes intéressés par ces groupes, faites le moi savoir et on se débrouillera.

- Chameleon church

- Orpheus

- Euphoria ( avec tom pacheco )

bon, je ne vais pas vous laisser un commentaire sur chaque référence sachant qu'elles sont excellentes dans le genre qui nous intéresse.

Je suis également intéressé par vos avis et vos propres conseils.
Faites moi part de vos trouvailles.

Je termine par un groupe français actuel, Orwell qui fait de la pop raffinée et orchestrée. Jetez une oreille sur leur dernier opus, L'archipel, vous ne serez pas déçus !

Fabien
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pilou72
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MessagePosté le: 14 Mai 2006 17:54    Sujet du message: Re: pop baroque Répondre en citant

the walrus was paul a écrit:


- the arbors dont la cover de "the letter" des box tops est à tomber à la renverse.......clavecin, choeurs sublimes..

- happines is ou toymaker de the association

- blond avec un album qui s'intitule The liac years, des suédois de 68, 69
dont tous les titres sont chantés en anglais sans accent !
Ils sont à plus d'un titre bien meilleur qu'un grand nombre d'anglais : ça c'est une trouvaille qui va vous laisser sur le cul, promis, juré, craché.....
tout y est, les voies , les mélodies et les arrangements.

- Les mêmes mais un an avant sous le nom de Tages pour un résultat tout aussi surprenant !

- L'album de Colours (US)

- The Fredric : "Phases and faces"

- The Montanas : "You 've got to be loved"

- The mutual understanding : "In Wonderland"

- Los shakers, Truck et October cherries ( pour ces derniers je n'ai qu'un titre ) : les premiers sont des sud-américains et les suivants sont de malaysie pour un résultat superbe. Si vous êtes intéressés par ces groupes, faites le moi savoir et on se débrouillera.



Je suis preneur.

Pilou72
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