Sean Bateman a écrit:
J'espère que vous avez pris du plaisir au concert des SFA, parce que là, je suis encore un peu écoeuré.
Ecoeurement bien légitime, à en juger par les compte-rendus de cette sordide partie de water-polo teintée de force basque...
Pour en revenir aux Super Furry Animals, j'ai dans l'ensemble beaucoup apprécié ce concert. Pour un aperçu de son contenu, la set-list du concert d'Amsterdam était la suivante, et de mémoire, celle de la Maroquinerie lui fut très similaire :
SFA a écrit:
Slow Life
Rings Around The World
Golden Retriever
God Show Me Magic!
Do Or Die
Hello Sunshine
Demons
Run, Christian, Run!
City Scape Sky Baby
Liberty Belle
Bleed Forever
The Piccolo Snare
The International Language Of Screaming
Hermann Loves Pauline
Receptacle For The Respectable
Out Of Control
Calimero
The Man Don't Give A Fuck
Bizarrement, le registre dans lequel le groupe me semble le plus intéressant ajourd'hui est celui des longues balades pop enfumées au parfum 70's légèrement countrysant (©), dans lequel il excelle : "City Scape Sky Baby", "Bleed forever" ou le parfait "Run Christian Run". Les titres de l'époque Radiator ou Fuzzy Logic, comme le firent remarquer non sans justesse certains spectateurs, tombent eux parfois un peu dans les grosses ficelles glam ziggystardustiennes. Mais qu'importe après tout, l'éclectisme d'ensemble fonctionne vraiment bien, le clou du spectacle ayant sans conteste été l'invraisemblable "Recepctacle for the respectable" où tout SFA fut résumé (pop song parfaite au début, boucan difforme de BO d'horror-movie sélectionné par Jean-Pierre Dionnet à la fin), le tout étant quand même sans conteste rehaussé par les inombrables gimmicks de scène du groupe. Ainsi a-t-on eu droit, une fois le rappel consommé à un intermède de 20 bonnes minutes de musique électronique (à côté de laquelle Fatboy Slim passerait pour Mark Hollis), puis au retour du groupe sur scène, flanqué des tenues de bêtes à poil du clip de Golden Retriever, pour un playback final de "The Man don't give a fuck" aux dénonciations politiques très, euh... cartoonesques.
Quant à l'après-concert au restaurant de la salle, Georgie pourra témoigner qu'il s'en est fallu de peu (en gros : d'un appareil photo) que l'on revienne de la Maroquinerie avec de bien beaux nouveaux avatars...
PS : Florian, bien désolé pour ta mésaventure de jeune automobiliste, mais nous savons bien nous lyonnais depuis l'an dernier que Libourne est un lieu à contourner à tout prix...